18.12.06

Festina Lente

Nous n'avons fait que fuir. C'est ainsi, sans constat, ni préavis. La fuite de soi, la recherche permanente d'un détachement corporel sûrement plus apte à contenir les méandres d'un vide infini. La fuite des ses idéaux, querelle permanente entre le ça, le moi et le surmoi : qui paraître, comment paraître, recherche d'un piedestal. La fuite du temps, l'échapatoire classique.
Se voilant la face, nous avançons fièrement à tâton, cachant les reflets d'une cuisante défaite, sans même trouver les mots pour nous l'entendre dire. Les mots libèrent la conscience des non-dits, encore faut-il s'extirper d'un carcan sauvage, habile et castrateur.
Avoir le temps, agir vivement.
Hâtes-toi lentement !